Voir quelqu’un souffrir fait réagir. Et bien, pas obligatoirement, à en croire une étude menée par des chercheurs de l’université de Bologne en Italie. Ceux-ci ont en effet mis en évidence que la réaction à la douleur d’autrui est parfois fonction de préjugés raciaux. Comment ? Ils ont montré à des individus des images d’aiguilles plantées dans des mains de diverses couleurs. Et là, stupeur, ceux ayant d’importants préjugés raciaux tendent à répondre de manière extrêmement faible aux souffrances des membres de l’autre groupe ethnique. Les chercheurs italiens ont alors présenté des photos d’aiguilles plantées dans des mains ni noires, ni blanches, mais violette. Résultat : des Blancs n’ayant pas réagi aux images de mains noires mutilées ont cette fois montré de la « sympathie » ; même constat chez des Noirs qui étaient restés de marbre devant des mains blanches transpercées. « Ce sont les stéréotypes et les préjugés raciaux liés à une couleur de peau qui influencent, jusqu’à l’atténuer, la participation à la douleur des autres », concluent les auteurs de l’étude. Sans commentaire…

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